Kirili in Dialogue with

Joe McPhee

American jazz multi-instrumentist

Alain Kirili, Joe McPhee, Ariane Lopez Huici, 2016

“ Il y a un mot que n’ai pas peur d’utiliser, c’est celui de communion. C’est pour cela que ce n’est pas un «concert», mais une communion, parce que la sculpture n’est pas une partition ou un décor, mais elle est présente dans les vibrations et stimule les musiciens. Certains musiciens connaissent mon œuvre, sont venus souvent jouer à l’atelier, ont vu des expositions, d’autres moins. En tout cas, il y a une véritable compréhension du fait que les sculptures sont elles-mêmes des « musiciens », qu’elles font partie d’un ensemble dans lequel les sculptures les « écoutent » et « jouent » également. Il y a là une communion, un dialogue.

Alain Kirili

extrait de Alain Kirili, Les circonvolutions du sonore et du monolithe,

un entretien avec Pascale Criton, publié dans Chimère, Revue des schizoanalyses N°40, automne 2000

Joe Mc Phee with sculptures In Extremis 2006, Plastiras 2005, Uccello 2007, White Street studio, New York

(Photos © Ariane Lopez Huici & Marilia Destot )

“ En général, je mets à l’épreuve ma réaction à l’œuvre d’art plastique, j’essaie de m’en faire une idée, de tenir compte de l’espace que  celle-ci occupe. Si l’acoustique est mon milieu, si ma musique prend forme dans le temporel, mes interprétations sont fondées sur les  lignes, les couleurs, les formes, l’architecture de cette plasticité.  Comme je joue d’habitude les yeux fermés, mes impressions visuelles  sont renforcées par la manière dont l’objet renvoie le son ou par la  réciproque que donne ce son.”

Joe McPhee, Jr. 

Extraits du dossier Alain Kirili - sculptures, jazz et improvisations , publié dans la revue Fusées, n°10, éd. Carte Blanche, 2006. 

Joe Mc Phee with sculptures Plastiras 2005 and Open Form, 2001-2003, White Street studio, New York, 2006

(Photo © Ariane Lopez Huici )

“ Pour l’enregistrement de Manhattan Tango, nous avons, Jérôme (Bourdellon) et moi, rehaussé l’étendue du concept musical à partir de l’espace acoustique de ton atelier en tant que matériau structurel.  Nous avions fort conscience de l’effet de ta sculpture, The Letter, sur la sonorité. (Il s’agissait de la première visite de Jérôme  à New  York où, grâce à ton invitation si courtoise, nous venions de faire  l’expérience de Merkin Hall, de passer par Times Square et de prendre  le fameux train A.”

Joe McPhee, Jr. 

Extraits du dossier Alain Kirili - sculptures, jazz et improvisations , publié dans la revue Fusées, n°10, éd. Carte Blanche, 2006

MANHATTAN TANGO

A live album recorded in Ariane Lopez-Huici & Alain Kirili's loft in Manhattan's Tribeca, on Tuesday, April 4th, 2000.

With Alain Kirili’s sculpture THE LETTER, photography by Ariane Lopez-Huici.

“ Je suis retourné, avec Jérôme (Bourdellon), sonder l’acoustique de Tellem, prêter  l’oreille aux promesses de la présence de cette œuvre monumentale dans  ses alentours... Nous étions conscients de son contexte politique, si  l’on puit dire, face aux réactions des étudiantes et des étudiants du  campus de Dijon. Le message de la sculpture était très fort, tout comme le fut celui de la manif universitaire. La question de la portée de cette manifestation, s’il s’agissait d’une insulte à l’artiste, permit de déboucher sur l’œuvre en soi, ainsi que sur les droits  respectifs des artistes, de l’administration d’installer cette œuvre  sur le campus, des étudiantes et des étudiants de contester cette  présence. Je me souviens bien moins de ma propre performance que de la  métamorphose d’une catastrophe en un moment d’une importance  extraordinaire. Je suis fier d’en avoir été le témoin.”

Joe McPhee, Jr. 

Extraits du dossier Alain Kirili - sculptures, jazz et improvisations , publié dans la revue Fusées, n°10, éd. Carte Blanche, 2006

Alain Kirili, Tellem, Dijon, 2000

“Removing himself from the role of performer, Kirili gave the musicians more freedom to interact with his sculptures. In a series of public and private performances, chiefly in New York and Paris, the objects have served as visual settings, musical instruments and even dancing partners. While not every musician is prepared to enter into such unconventional situations, Kirili has met with an enthusiastic response from jazz drummers, sax players and pianists of several generations.”

Raphael Rubinstein

excerpt from In Concert, published in Art America, december 1996

Free jazz concert at the White Street Studio

video excerpts from the film Alain Kirili, sculpteur de tous les éléments by Sandra Paugham 2009

Joe McPhee and Joe Giardullo with Commandment , 1997 - Joe McPhee and Nate Wooley with sculpture In the Round, by Alain Kirili, 2015

(photos © Ariane Lopez Huici)

JAZZ,JAZZ,JAZZ

Jazz is my way of life. 

Jazz is politic.

Jazz is visual. 

Jazz is tactile.

Jazz is tridimensionnel.

Jazz is a permanent revolt.

Jazz is speed.

jazz is spontaneous. 

Jazz is improvisation.

Jazz is pulsation.

Jazz is my way  of  life.

Jazz is my way to survive.

Jazz is love.

Jazz is a powerful effraction against puritanical powers.

Jazz is insane, extatic.

Jazz is blacksmithîng.

Jazz is the beat.

Jazz is the forge.

Jazz is a world of percussions as well as sculpture: Sculpture and Jazz.

Jazz is the original beat of life.

Jazz is « Pithecanthropus Erectus

Jazz excede,

Jazz transgress.

Jazz is ´love Suprême »

Jazz meet The Stations of the Cross by Barnett Newman.

Jazz meets Les Demoiselles D’Avignon by Picasso.

Jazz is black, Les Demoiselles are African.

Jazz is a huge contribution by African American

Jazz is Matisse Cut Outs.

Jazz is incarnation, prayers, ecstasy.

Jazz helps levitation.

Jazz is  a permanent force  against fascism, racism, populism.

Jazz is the voice of the wounded.

Jazz emerge from slavery, tortures.

Jazz wait  no more for reparations : ‘Now is the time ´

Jazz is the voice of great arts.

Jazz, Jazz, Jazz.

Alain Kirili

Joe Mc Phee played many times at the White Street Studio and in Alain Kirili’s exhibitions

from top left to right corner : with Jim Staley, Alain Kirili, Joe Morris and Maria Mitchell (Susan Inglett gallery), Joe Morris, Daniel Carter and William Parker, Clyfton Hyde (at Roulette) , Rosie Hertlein, Louie Belogenis and Jay Rosen, from 1997 to 2019

Concert At Roulette : New Forms and Sounds / Joe Mc Phee & Clyfton Hyde with Alain Kirili, In Extremis, 2006

Concert at White Street, New York / Daniel Carter, Joe McPhee and William Parker, 2018