Kirili in Dialogue with
Dalila Khatir
French - Algerian singer, comedian, dancer, model, performer
Dalila Khatir with Roscoe Mitchell , Jérôme Bourdellon, Thomas Bucker,
Concert à L’Orangerie, 2007 (photo©Ariane Lopez-Huici)
“ La première chose qui me vient à l’esprit quand j’entends le nom d’Alain Kirili … son sourire. Sa manière de regarder les gens quand il les rencontre pour la première fois, qui fait qu'on est tout de suite à l'aise. Sa pétillance dans le regard, son intelligence, son ouverture d'esprit. ”
Dalila Khatir
extrait de l’ Entretien entre Dalila Khatir et Philippe Ungar du 05/06/2022
Dalila Khatir, 2008
photography by Ariane Lopez Huici
“ Notre première rencontre s'est faite par le regard. Il ne m'a pas parlé tout de suite. Je voyais cet homme qui me regardait. Après, j'ai compris pourquoi il me regardait. Il m'a regardé avec sa générosité. Il pensait à Ariane, au travail de photographie d'Ariane. Et comme je suis grosse, j’ai un corps opulent, il pensait au possible modèle que je pourrais être pour Ariane, alors que je ne connaissais ni Alain ni Ariane. ”
Dalila Khatir
extrait de l’ Entretien entre Dalila Khatir et Philippe Ungar du 05/06/2022
Dalila Khatir, 2008
photography by Ariane Lopez Huici
“ J'admire les émotions qui se dégagent et qui prennent de l'ampleur du fait que tes modèles sont très singuliers, avec des personnalités telles que celles de Dalila Khatir, Anne Sillinger et Priscille Vincens. Je constate que c’est dans la singularité que l'on atteint une vérité universelle, et dans la confiance que des émotions peuvent s'exprimer. Révéler son inconscient est bien un défi lancé à la pudeur, à la rétention. La caresse est un acte sensuel qui peut rester en surface et permet d'échapper à celui qui consiste à attaquer directement la terre, le fer, qui sont pour moi les métaphores de la chair. Tes photos me semblent relever du même genre d'attaque ; elles sont faites très vite, sans volonté de perfection, et gardent le grain propre au développement argentique. L'art sensuel manque de sexualité. Il devient vite lisse, glacial, en atteignant une perfection distante objective. L'imperfection est pour l'art essentielle car elle est le signe de l'humanité. ”
Alain Kirili, dans un entretien avec Ariane Lopez Huici,
Catalogue Parcours Croisés, Musée de Caen, 2014
“ Alain ne savait pas encore que je chantais. Il m'a demandé mes coordonnées qu'il a donné à Ariane. (…) J’ai accepté de poser pour Ariane. Et puis en discutant, je lui ai dit que j'étais chanteuse. Elle était étonnée, et Alain, tout de suite, sans même m’écouter, m'a proposé de faire des improvisations dans l'atelier rue Rodier, avec Jérôme Bourdellon.
Ensuite, il m'a proposé des choses extraordinaires. ”
Dalila Khatir
extrait de l’ Entretien entre Dalila Khatir et Philippe Ungar du 05/06/2022
video excerpt from Alain Kirili, Sculpteur de tous les éléments, 2009
A film by Sandra Paugham
with Alain Kirili and Ariane Lopez Huici, and Dalila Khatir
Dalila Khatir , Carton Rouge, Paris, 2006
“ Mon plus fort souvenir avec Alain, c'est la première improvisation dans son atelier - avec Jérôme Bourdellon. Et lui, avec ce sourire, cet appétit d'écouter, comme si c'était une nourriture pour lui, une nourriture venue de l’au-delà. C’est extraordinaire d'avoir quelqu'un qui vous écoute comme si c'était toujours la première fois. Oui, son regard, son sourire, son appétit incroyable, son plaisir et sa jouissance d'écouter des gens dans l'atelier au milieu de ses sculptures. C’est vraiment ce que je garde. ”
Dalila Khatir
extrait de l’ Entretien entre Dalila Khatir et Philippe Ungar du 05/06/2022
Jérôme Bourdellon, Dalila Khatir, Claude Parlé, Paris, 2011
“ J'avais vu les œuvres d’Alain dans l’atelier de Paris lors des séances photos avec Ariane. Ariane m'avait montré des ouvrages. J’étais sensible à son oeuvre, il y avait quelque chose dans son itinéraire qui me touchait. Je repense à tous ces gros blocs de pierre qui étaient là, comme des présences, comme Alain, très terriennes. Comme un scénographe, il agençait ses pierres précisément, avec un esprit architectural. Je repense aussi à l’évolution de son travail sur la matière à la fois pierre et aussi le fer forgé. Il aimait la forge. Il a travaillé avec des forgerons en Afrique – et d'un coup toutes ces choses très terriennes qui s'élançaient. Avec toujours ce socle, cette chose très en terre, et vers le haut. Pour moi, Alain, c'est çà. Je le vois un peu comme un petit taureau trapu, avec l’esprit toujours en mouvement, toujours en recherche. Son esprit d'abstraction me fascinait aussi. Et j'aime son œuvre pour ça aussi, pour l'audace qu'elle a, sans appartenir à une mode d’un moment donné. J’aime par exemple son audace d'utiliser d’un coup des couleurs franches avec le fer, vers l'abstraction. ”
Dalila Khatir
extrait de l’ Entretien entre Dalila Khatir et Philippe Ungar du 05/06/2022
Sculpture & jazz dialogue at the
Théâtre du Palais Royal, 2005
In the context of his deep involvement with contemporary music and jazz, Kirili develops «sculpture and jazz» dialogues. On April 18, 2005, the Théâtre du Palais-Royal presents an ensemble of the sculptures with the music of Joseph Jarman, Thomas Buckner, Jérôme Bourdellon, and Dalila Khatir.
CONCERT AU THEATRE DU PALAIS ROYAL, 2005
A film by Chrystel Egal
with Jérôme Bourdellon, Joseph Jarman, Dalila Khatir and Tom Buckner
and the sculptures of Alain Kirili
“ Au Théâtre du Palais Royal, on est à la fois acteurs et metteurs en scène. Les sculptures « Communion » et « Segou », induisent en nous beaucoup de choses physiques et vocales.
De plus nous sommes quatre sur scène avec les sculptures, vivantes et parties prenantes. Quelque chose se fait entre les sculptures et les quatre musiciens chanteurs, danseurs, sur scène, en étonnement permanent : nous ne savons jamais ce qui va se produire, chaque moment se construit, nous surprend et nous emmène au moment suivant. L’intimité avec la sculpture et avec les autres sur scène induit des choses, des moments qui paraissent très nécessaires et qui ne peuvent se passer autrement.
(…)
Le risque c’est de ne pas avoir peur, d‘être sur une ligne où l’on pourrait se dire « Mais qu’est-ce-que je suis en train de faire ? Où ça va aller ? Qu’est ce que ça veut dire ? » et se perdre là-dedans.
(…)
C’était la première fois que je les rencontrais sur scène. Je connaissais Joseph Jarman de réputation, Thomas Buckner, croisé à New York, mais nous n’avions jamais rien fait ensemble. Il y a eu une répétition le matin où chacun essayait de voir le lieu, le théâtre. Le soir c’était vraiment la découverte dans un instant unique à construire et dans lequel nous pouvions aussi nous abandonner.
(…)
Nous sommes dans l’improvisation, avec vos sculptures sur scène, qui amènent une très grande liberté. Elles sont l’univers d’un artiste, et dégagent une très grande force.
On peut se questionner par rapport à ces sculptures, comment être avec elles, à coté d’elles, et comment exister parmi elles. Cependant, on n’intellectualise pas comme ça lorsque l’on est sur scène justement. On se dit : voilà elles sont là, comment faire avec mon corps avec ces sculptures ? comment faire avec ma voix avec ces sculptures ? comment me parlent-elles ? comment me répondent-elles ? Je ne fais pas de l’anthropomorphisme! Nous sommes des éléments ensemble, pour moi c’était réellement une grande jouissance et ça m’a emporté dans le sens où çà me mettait en découverte de quelque chose que je n’avais jamais exploré.
(…)
Ce dialogue me ramene à l’Afrique. Je suis algérienne, mais j’ai du sang noir et je retrouve le primitif dans vos sculptures. Le primitif ne veut pas dire le primaire, mais cette chose essentielle, ces forces qui viennent du ciel, qui viennent de la terre. Une chose à laquelle on a envie de lancer des appels, des appels au monde, … je ne trouve pas les termes exacts. Mais c’est vrai que Joseph était dans le même état. Nous étions tous dans quelque chose comme çà. Les sculptures amènent aussi cet état.
Nous avons des origines différentes et vos sculptures permettent que l’Occident, l’Orient, l’Afrique, l’Amérique se réunissent.
Dans vos sculptures je ressens l’Afrique.
Il y a le travail du métal qui est très compliqué. Il y a la réflexion de l’artiste : qu'est-ce que la sculpture dans le monde contemporain ?
(…)
Ce que j’aime dans l’installation de vos sculptures dans le Jardin du Palais-Royal est cette confrontation entre ces deux univers esthétiques différents, mais réunis dans la force de la matière, de la couleur et de ce qu’elles induisent dans l’espace.
(…)
Je me sens très africaine, pas arabe, je peux dire algérienne berbère dans le rapport c’est vrai à la modulation vocale, à la voix dans certains chants berbères chaoui ou kabyle, car mon père est des deux. Il y a quelque chose de guttural, des petits sons un peu métalliques comme la flûte que l’on retrouve chez les Berbères. Je suis ce mélange africain et algérien, car pour moi l’Algérie est un pays tellement varié. ”
Dalila Khatir
Extraits du dossier Alain Kirili - sculptures, jazz et improvisations , publié dans la revue Fusées, n°10, éd. Carte Blanche, 2006
Dalila Khatir and Thomas Buckner
with sculpture Communion by Alain Kirili
Concert au Palais Royal, 2005
“ Au Théâtre du Palais Royal, il y avait Joseph Jarman, Jérôme Bourdellon, Tom Buckner, et les sculptures d’Alain sur le plateau, c'était extraordinaire. C'était une scène de théâtre à l’italienne. C’était un très très beau concert. Joseph Jarman était en feu. C'était beau ce qu'il faisait. Très très beau et il était en écoute. Pour nous, il y avait les sculptures d'Alain, de grandes sculptures, et Joseph Jarman qui était comme le pilier. C’était l'incandescence. On avait besoin de lui dans ce théâtre très classique, un peu impressionnant : il nous a donné du feu. On était en feu. Alain a travaillé avec beaucoup de forgerons et je me demande si ce n'était pas une période où Alain travaillait à la forge. Et nous sur scène, c'était wow, c'était du feu. Il jaillissait des choses qui étaient belles, lumineuses. J'ai un grand souvenir de ce concert : on était illuminés de l’intérieur, on ne voulait pas subir ce théâtre à l’italienne très classique. On voulait amener autre chose, un côté très tribal, très incandescent. ”
Dalila Khatir
extrait de l’ Entretien entre Dalila Khatir et Philippe Ungar du 05/06/2022
KIRILI ET LES NYMPHEAS
Exhibition at the Musée de l'Orangerie May-September 2007
“ For this Hommage à Monet, I created a sculptural ensemble in consonance with the Les Nymphéas (Water Lilies) : a Commandment, to Claude Monet, in colored cement, an ensemble of intensified signs that echo the impact of the Les Nymphéas. For me, the musical dialogue that took place with the June 21st concert was a powerful evocation of post-Impressionism: Les Nymphéas, Soutine, my sculptures, and this music together became the incarnation of modernity.
The heritage of the dialogue between Debussy and Monet has been renewed in this manner. With a positively magical force, Thomas Buckner invents a dance, a new kinesis, a new relation to the body in the presence of my sculpture and Les Nymphéas. This is not a show or entertainment, but an invocation and communion, as we can see in the photographs of Ariane Lopez-Huici and the video of Jean-Paul Fargier.
Jérôme Bourdellon, Thomas Buckner, Roscoe Mitchell, Dalila Khatir, and my sculpture celebrate an aesthetic of improvisation and spontaneity that unites all of their talents, and all of these arts, all of these generations, in terms of a single imperative: to express the freedom of the unconscious. One conviction emerges as a message to the 21st Century: the modern tradition remains young and very much alive! ”
Alain Kirili
New York, June 2008
Dalila Khatir, with Roscoe Mitchell, Thomas Buckner, Jérôme Bourdellon
Concert à l’Orangerie, Exposition Kirili et Les Nymphéas 2008
(photos©Ariane Lopez-Huici )
“ C'est ce que j'ai appris avec Alain, c'est que l'improvisation c'est de la pensée. L'improvisation, ce n'est pas que du laisser aller, de l’abandon : au moment où on est en train de faire les choses, on n'est pas fermé sur soi, on les pense. ”
Dalila Khatir
extrait de l’ Entretien entre Dalila Khatir et Philippe Ungar du 05/06/2022
Kirili Et Les Nymphéas
Hommage to Claude Monet
at the Musée de l’Orangerie
A film by Jean-Paul Fargier - 2007
with
Jerome Bourdellon: flutes, bass clarinet
Thomas Buckner: baritone
Dalila Khatir: soprano
Roscoe Mitchell: alto & soprano saxophone
KIRILI ET LES NYMPHEAS
Hommage à Monet , Improvised music at the Musée de l'Orangerie
JEROME BOURDELLON flutes, bass clarinet THOMAS BUCKNER baritone
ALAIN KIRILI sculptures DALILA KHATIR soprano ROSCOE MITCHELL alto & soprano saxophones
(Photos: ©Laurent Lecat et Ariane Lopez-Huici )
“ On avait un itinéraire, on passait des œuvres de Monet aux œuvres d'Alain. Dans notre manière de résonner, de chanter ou de faire de la musique, on entendait bien que les sons changeaient en se rapprochant de l'espace d'Alain. On avait cette résonance très en courbe, très harmonique, très arrondie chez Monet, comme si on devait se fondre dans l'espace, rentrer dans les Nymphéas. Plus on s'approchait des œuvres d’Alain, plus çà devenait organique, plus dans les tripes, plus minéral, plus osé. Çà frottait plus, les harmoniques disparaissaient. C'était affûté, comme de l’acier, les sons devenaient rythmique, ça pulsait, pulsait, pulsait tout le temps.
(…)
L’espace était calligraphié par les œuvres, et nous on écrivait avec elles. Avec le silence aussi, c’est important. Les œuvres en soi sont silencieuses parce qu'elles ne produisent pas de sons, de paroles, mais elles n'étaient pas silencieuses dans ce qu'elles produisaient pour nous quand on les regardait. Les œuvres existent même si l’on n'est pas là, elles sont là. On peut disparaître, restent les sculptures. Elles ont une existence forte en soi, elles parlent. Elles produisent même du son. Pour Alain, ses œuvres avaient de la vibration, elles étaient sonores, elles étaient musicales. Une musique minimaliste. Alain aimait beaucoup le free jazz. Quand j'ai parlé d'aspérités, de choses qui ne sont pas enrobées, qui ne sont pas mielleuses, c’est çà. Ses œuvres, c'est comme en impro jazz, ça y va, ça y va. Et à un moment donné, un climax. On se dit mais c'est quoi? C'est assourdissant, et puis un moment de grâce, un moment de pertinence. Çà ne pouvait être que comme çà. ”
Dalila Khatir
extrait de l’ Entretien entre Dalila Khatir et Philippe Ungar du 05/06/2022
Commandement à Claude Monet, Alain Kirili, Musée de l’Orangerie, 2007
(photo © Laurent Lecat)
“ Alain était un grand homme dans sa générosité, dans sa sensibilité.
Ce que je garde d'Alain, c'est ce désir de transmission, cette ouverture, cette écoute des autres comme s'ils avaient toujours quelque chose à lui apporter, à lui aussi. C'est rare. Jamais dans les clichés, dans les lieux communs. Il réfléchissait toujours sur les choses. Sur la politique comme sur l'art. Et ça me plaisait. Et il aimait aussi beaucoup la vie, il aimait manger, il aimait boire. Çà aussi c'était fort. ”
Dalila Khatir
extrait de l’ Entretien entre Dalila Khatir et Philippe Ungar du 05/06/2022
Pascal Loichet, Jérôme Bourdellon, Dalila Khatir, Alain Kirili, Roscoe Mitchell
Rue Herold, 2007
(photo©Ariane Lopez-Huici )
“ J'ai un complexe social, je suis enfant d'immigrés algériens mais j'ai appris grâce à Alain que peu importe d'où l’on vient, il faut s'affranchir de ces barrières là. Je pense que lui s'est affranchi d'autres barrières. Quand on a quelque chose en soi qui bout, qui est là, peu importe d'où l’on vient, peu importent les barrières sociales ou de comportements, cet élan, il faut le vivre. Pour moi, Alain a défait toutes ces barrières là. Je ne peux pas le dire autrement. C'est dingue que j'emploie ce mot là mais je me sentais d'égale à égal avec Alain. Je pouvais, avec des gens qu‘il invitait, ne pas me sentir d'égale à égal. Avec lui oui. Quand il me parlait de son travail en Afrique, quand il partageait son regard sur des cultures orales, des cultures de transmission qui n'étaient pas forcément des cultures écrites, ou des cultures occidentales ou des cultures européennes , il les plaçait à égalité avec la culture occidentale. Je vous assure que ce ne sont pas des choses évidentes ou acquises. ”
Dalila Khatir
extrait de l’ Entretien entre Dalila Khatir et Philippe Ungar du 05/06/2022
Gallotta danse,
Dalila chante pour Kirili
a film by Jean-Paul Fargier
with singer Dalila Khatir, kora player Tom Diakité, dancer Seydou Bori
and dancer-choreographer Jean-Claude Gallotta
in Commandement à Claude Monet, by Alain Kirili, Musée de l’Orangerie, 2007
“ Je me souviens aussi d’invités de dernière minute, Jean-Claude Gallotta, le chorégraphe qui a dansé, le musicien joueur de kora, Tom Diakité, et aussi un danseur merveilleux du Burkina Faso, Seydou Bori. Alain avait vu ce garçon, qui fait plus d'un mètre 90, très beau. On se connaissait avec Seydou et il lui a demandé de venir danser mais lui ne voulait pas faire intrusion. A un moment donné, à force de le regarder, j’ai improvisé sur son prénom, je me souviens et il est rentré dans l’improvisation. Et d'un coup, avec cet homme, ce danseur si grand, l'œuvre d’Alain prenait un un sens, une force incroyable. Seydou était très véloce, il amenait de la rapidité dans les sculptures. Comme si les sculptures bougeaient. C’était très beau.
(…)Alain pouvait voir les corps comme des sculptures. Je n’étais pas là à chanter, ou à résonner à la place des sculptures. On devenait sculpture nous-mêmes. Mais une sculpture pleine de vie ”
Dalila Khatir
extrait de l’ Entretien entre Dalila Khatir et Philippe Ungar du 05/06/2022









“ Ce que j’aimerai dire aujourd’hui à Alain… ce qui me vient en premier, c’est lui dire que j'aime son intelligence. J'aime son ouverture d'esprit. J'aime son appétit de vivre. J'aime cette manière qu'il a d'emporter les gens avec lui. Pour jouir. Pour goûter. Pour manger des choses de l'art, de la vie, de la lecture, de la musique. J’aime sa force de vie communicative et une force d'intelligence. On dit souvent d'Alain qu’il parle, il parle. Mais pour moi, Alain, c'est le regard, il regarde, il vous regarde. Il y a le sourire dans les yeux, le sourire sur ses lèvres, là comme ça, toutes fines. Et puis après il y a la parole qui vient. Mais c’est d’abord ce regard qui vous happe vers lui, pour vous faire partager ce qu'il fait, ce qui est le bonheur pour lui dans la vie. C’est cela Alain pour moi. ”
Dalila Khatir
extrait de l’ Entretien entre Dalila Khatir et Philippe Ungar du 05/06/2022